Dire NON à la LRens, c’est assurer nos intérêts géopolitiques

Posted by on Aug 18, 2016 in Communiqué de presse | No Comments

Aujourd’hui, le comité partisan du oui à la nouvelle loi sur le renseignement (LRens) a lancé sa campagne contre le référendum. L’alliance «contre l’Etat fouineur» lutte contre cette loi inutile et dangereuse, qui donne aux services de renseignements des compétences pour mettre sur pied une surveillance de masse de la population. Aussi, l’alliance met en garde la population contre la perte de neutralité et de sécurité qu’accompagne la coopération avec les services de renseignements étrangers.

La LRens est non seulement mal formulée, or elle représente aussi un danger réel pour la Suisse. Tout en s’en prenant à la vie privée des citoyens et citoyennes innocent.e.s, la LRens est constitutionnellement très discutable. Elle met également en danger la tradition de politique extérieure de la Suisse.

Dorénavant, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) pourra collaborer avec les services secrets étrangers pour partager des données sur leur population respective, ou procéder à des cyber-attaques – cela, même en temps de paix. Ce faisant : «la nouvelle loi n’apporte aucune sécurité supplémentaire et déplace le collimateur des gouvernements terroristes étrangers sur la Suisse», explique Tamara Funiciello, Présidente de la JS suisse.

La Suisse a un rôle de promotion de la paix dans le monde, en tant que pays hôte de nombreuses organisations internationales – comme l’ONU -, mais aussi en tant qu’organisatrice de conférences de conciliation – comme la Conférence de Genève pour la Syrie – et en tant que médiateur sur site – comme la relation d’entente entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. En adoptant la LRens, la Suisse devra abandonner son rôle et perdre une influence certaine sur l’échelon international.

La LRens autorise le SRC à collaborer avec les services secrets étrangers, par exemple les services turcs. Ainsi, la Suisse perdra sournoisement sa neutralité, contredisant sa doctrine politique à l’étranger et sa doctrine défensive.

«Rejeter la LRens, c’est protéger le droit à la sphère privée, sauvegarder l’Etat de droit et c’est aussi assurer notre intérêt géopolitique», affirme Tamara Funiciello.